
Katana Japonais Antique avec menuki libellule Tombo et tsuba paysage Sansui
- Signature (Mei): Mumei (non signĂ©) â les deux cĂŽtĂ©s
- PĂ©riode : PĂ©riode Edo â jidai-tĆ (Ă©pĂ©e d'Ă©poque) dans koshirae d'Ă©poque
- Monture : Koshirae d'Ă©poque â tsuba en fer sansui-zu avec accents zogan ; menuki libellule (tombo) en shakudĆ et dorure ; fuchi-kashira en laiton karakusa ; habaki en laiton ; tsuka-maki en cuir foncĂ©
- Longueur de lame (Nagasa) : 63,0 cm
- Courbure (Sori) : 1,8 cm
- Mekugi-ana : 2
- Forme : Shinogi-zukuri, chu-kissaki
- Motohaba : 28,8 mm / Sakihaba : 19,3 mm
- Motokasane : 6,2 mm / Sakikasane : 4,8 mm
- Poids de la lame (nue) : 575 g / Poids avec saya : 819 g
- Longueur totale du koshirae : 94,0 cm / Saya : 72,3 cm / Tsuka : 21,0 cm
- Hamon : Notare-gunome avec nie actif le long du habuchi
- Boshi : Ko-maru composé dans le chu-kissaki
- AdaptĂ© pour : Iai / BattĆ / Tameshigiri
Ce beau katana de la pĂ©riode Edo est un jidai-tĆ non signĂ© (mumei) â une lame d'Ă©poque authentique prĂ©sentĂ©e dans son koshirae d'origine â qui associe une lame bien conservĂ©e et vivante Ă un koshirae d'une distinction artistique remarquable. Mesurant 63,0 cm avec un sori plein et confiant de 1,8 cm, la gĂ©omĂ©trie est celle d'un katana Edo pratique et bien Ă©quilibrĂ© : un motohaba relativement large de 28,8 mm s'affinant vers un chu-kissaki net, le profil shinogi-zukuri portĂ© avec autoritĂ© le long d'une lame dont les proportions paraissent naturelles en main. Les deux mekugi-ana dans le nakago bien vieilli tĂ©moignent d'une histoire authentique d'utilisation et de changements de monture au fil des siĂšcles, et Ă 575 g Ă nu, la lame se situe dans la plage de maniement qui rendait les katana de l'Ăšre Edo Ă©galement adaptĂ©s Ă la pratique de l'iai, du battĆ et du tameshigiri.
Le hamon est la caractĂ©ristique la plus saisissante de la lame et la source de son attrait visuel immĂ©diat. Un vigoureux notare-gunome parcourt toute la longueur du tranchant avec une Ă©nergie rythmique â de larges crĂȘtes arrondies montant et descendant en une sĂ©quence ondulante qui emplit le yakiba de vie et de lumiĂšre. Le habuchi est peuplĂ© de nie actif tout au long, les cristaux martensitiques captant la lumiĂšre en points brillants et changeants qui animent la frontiĂšre entre l'acier dur et l'acier doux. PrĂšs du machi, le hamon s'ouvre depuis un yakidashi composĂ© avant de dĂ©velopper son plein caractĂšre notare-gunome â signe d'une trempe dĂ©libĂ©rĂ©e et contrĂŽlĂ©e plutĂŽt que d'une production hĂątive. Le ji est sombre et bien forgĂ©, offrant le fond contrastĂ© idĂ©al contre lequel le hamon lumineux s'affirme. Le boshi complĂšte la trempe avec un retour ko-maru soignĂ© dans le chu-kissaki, l'activitĂ© se poursuivant nettement jusqu'Ă l'extrĂ©mitĂ© de la lame.
L'enregistrement de la prĂ©fecture d'Osaka n° 96353, dĂ©livrĂ© en ShĆwa 58 (1983), confirme le statut lĂ©gal complet de cette lame pour la possession et l'usage au Japon et Ă l'international.
Détails du koshirae
Le koshirae d'Ă©poque de cette Ă©pĂ©e est un ensemble d'un caractĂšre considĂ©rable, unifiĂ© par une esthĂ©tique naturaliste qui tĂ©moigne Ă©loquemment de la sensibilitĂ© de la pĂ©riode Edo â une apprĂ©ciation de la beautĂ© du monde naturel rendue par les arts du mĂ©tallurgiste et du laqueur. La dĂ©claration iconographique dĂ©terminante de l'ensemble est son extraordinaire menuki libellule (tombo), et chaque autre Ă©lĂ©ment du koshirae soutient et encadre ce choix remarquable.
Le tsuba est une grande piĂšce en fer abondamment travaillĂ©e en forme kaku-mokko arrondie, toute sa surface consacrĂ©e Ă une atmosphĂ©rique sansui-zu (paysage de montagne et d'eau) richement Ă©vocatrice. Des pins, des silhouettes de montagnes lointaines et ce qui semble ĂȘtre une petite embarcation parmi les roseaux sont rendus en kebori (gravure au trait) et en lĂ©ger relief contre le fond en fer profondĂ©ment patinĂ©, avec des accents Ă©pars d'or et de cuivre en zogan (incrustation) ponctuant la composition. Ce n'est pas le geste dĂ©coratif abrĂ©gĂ© d'un tsuba ordinaire mais une composition paysagĂšre rĂ©flĂ©chie â une peinture Ă l'encre miniature transposĂ©e en fer par un artisan qui comprenait Ă la fois la tradition artistique qu'il invoquait et les exigences techniques du travail du mĂ©tal. Le seul kozuka hitsu interrompt naturellement la composition, et la surface de fer globale a vieilli en un magnifique noir profond qui met en valeur les fins dĂ©tails du paysage.
Les menuki sont au cĆur de l'identitĂ© de ce koshirae. Rendus en shakudĆ avec de gĂ©nĂ©reuses dorures, les figures appariĂ©es de tombo (libellule) sont reprĂ©sentĂ©es avec une fidĂ©litĂ© naturaliste exceptionnelle â ailes entiĂšrement dĂ©ployĂ©es et tracĂ©es avec une prĂ©cision Ă©voquant les nervures, corps modelĂ©s en ronde-bosse avec une attention soigneuse Ă la forme distinctive de l'insecte. Dans la culture des guerriers japonais, la libellule portait une profonde rĂ©sonance symbolique : appelĂ©e kachimushi â « insecte de la victoire » â elle Ă©tait prisĂ©e des samouraĂŻs prĂ©cisĂ©ment parce qu'elle ne se dĂ©place que vers l'avant, sans jamais reculer. Porter des menuki libellule, c'Ă©tait porter une invocation Ă l'Ă©lan vers l'avant, Ă l'avance implacable et Ă la victoire ultime. La proĂ©minence et la qualitĂ© de ces menuki transforment un koshirae dĂ©jĂ distinguĂ© en un koshirae d'un vĂ©ritable poids iconographique et symbolique.
L'ensemble fuchi-kashira est travaillĂ© en laiton chaud avec un audacieux karakusa (arabesque) gravĂ© dans la surface â un travail de ligne confiant et fluide qui apporte une continuitĂ© visuelle Ă©lĂ©gante entre le tsuka et la lame. Le habaki est une bague monobloc en laiton finie avec un nervurage horizontal serrĂ© yasurime, sa surface dorĂ©e chaude offrant une transition lumineuse entre le tsuba en fer et la lame au-dessus. Le tsuka est enveloppĂ© de cuir brun foncĂ© (kawa) dans le motif diamant classique hishi-maki sur du same (peau de raie) blanc, le cuir ayant vieilli en un ton espresso riche qui tĂ©moigne d'un usage d'Ă©poque authentique. Les nodules du same sont visibles Ă travers chaque ouverture en losange, et la poignĂ©e globale se prĂ©sente avec l'autoritĂ© honnĂȘte et usĂ©e d'une Ă©pĂ©e qui a Ă©tĂ© maniĂ©e et portĂ©e Ă travers les siĂšcles.
Contexte historique : Le jidai-tĆ de la pĂ©riode Edo
Le terme jidai-tĆ â « Ă©pĂ©e d'Ă©poque » â dĂ©signe une lame japonaise antique forgĂ©e pendant l'une des pĂ©riodes historiques reconnues de l'art de l'Ă©pĂ©e japonais, le plus souvent l'Ăšre Edo (1603â1868). Durant la longue Pax Tokugawa, lorsque les exigences pratiques de la guerre sur le champ de bataille cĂ©dĂšrent la place aux impĂ©ratifs culturels d'une classe de samouraĂŻs en temps de paix, le rĂŽle de l'Ă©pĂ©e se transforma profondĂ©ment. Une lame comme cet exemple â bien proportionnĂ©e, magnifiquement trempĂ©e et parĂ©e d'un koshirae d'une raffinesse artistique â reprĂ©sente l'idĂ©al Edo mature : une arme d'une vĂ©ritable capacitĂ© qui Ă©tait simultanĂ©ment un vecteur d'expression esthĂ©tique et philosophique.
Le statut non signĂ© (mumei) de cette lame est tout Ă fait normal pour le travail de la pĂ©riode Edo, oĂč de nombreux artisans accomplis produisaient des lames qui Ă©taient ensuite raccourcies (suriage), ou dont les soies Ă©taient simplement laissĂ©es non signĂ©es selon la pratique de l'atelier. Ce qui importe Ă l'Ćil et Ă la main, c'est la qualitĂ© visible dans l'acier lui-mĂȘme â et ici, le vivant hamon notare-gunome avec son nie actif, le ji sombre et bien forgĂ©, et le boshi composĂ© tĂ©moignent tous d'un artisan d'un vĂ©ritable talent travaillant au sein d'une tradition assurĂ©e. AssociĂ©e Ă un koshirae dont les menuki libellule et le tsuba paysage l'Ă©lĂšvent bien au-dessus de l'ordinaire, cette Ă©pĂ©e offre au collectionneur et au pratiquant une expĂ©rience complĂšte de la pĂ©riode Edo : lame authentique, montures authentiques et une piĂšce authentique de l'histoire japonaise.
Original : $3,654.76
-65%$3,654.76
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Katana Japonais Antique avec menuki libellule Tombo et tsuba paysage Sansui
- Signature (Mei): Mumei (non signĂ©) â les deux cĂŽtĂ©s
- PĂ©riode : PĂ©riode Edo â jidai-tĆ (Ă©pĂ©e d'Ă©poque) dans koshirae d'Ă©poque
- Monture : Koshirae d'Ă©poque â tsuba en fer sansui-zu avec accents zogan ; menuki libellule (tombo) en shakudĆ et dorure ; fuchi-kashira en laiton karakusa ; habaki en laiton ; tsuka-maki en cuir foncĂ©
- Longueur de lame (Nagasa) : 63,0 cm
- Courbure (Sori) : 1,8 cm
- Mekugi-ana : 2
- Forme : Shinogi-zukuri, chu-kissaki
- Motohaba : 28,8 mm / Sakihaba : 19,3 mm
- Motokasane : 6,2 mm / Sakikasane : 4,8 mm
- Poids de la lame (nue) : 575 g / Poids avec saya : 819 g
- Longueur totale du koshirae : 94,0 cm / Saya : 72,3 cm / Tsuka : 21,0 cm
- Hamon : Notare-gunome avec nie actif le long du habuchi
- Boshi : Ko-maru composé dans le chu-kissaki
- AdaptĂ© pour : Iai / BattĆ / Tameshigiri
Ce beau katana de la pĂ©riode Edo est un jidai-tĆ non signĂ© (mumei) â une lame d'Ă©poque authentique prĂ©sentĂ©e dans son koshirae d'origine â qui associe une lame bien conservĂ©e et vivante Ă un koshirae d'une distinction artistique remarquable. Mesurant 63,0 cm avec un sori plein et confiant de 1,8 cm, la gĂ©omĂ©trie est celle d'un katana Edo pratique et bien Ă©quilibrĂ© : un motohaba relativement large de 28,8 mm s'affinant vers un chu-kissaki net, le profil shinogi-zukuri portĂ© avec autoritĂ© le long d'une lame dont les proportions paraissent naturelles en main. Les deux mekugi-ana dans le nakago bien vieilli tĂ©moignent d'une histoire authentique d'utilisation et de changements de monture au fil des siĂšcles, et Ă 575 g Ă nu, la lame se situe dans la plage de maniement qui rendait les katana de l'Ăšre Edo Ă©galement adaptĂ©s Ă la pratique de l'iai, du battĆ et du tameshigiri.
Le hamon est la caractĂ©ristique la plus saisissante de la lame et la source de son attrait visuel immĂ©diat. Un vigoureux notare-gunome parcourt toute la longueur du tranchant avec une Ă©nergie rythmique â de larges crĂȘtes arrondies montant et descendant en une sĂ©quence ondulante qui emplit le yakiba de vie et de lumiĂšre. Le habuchi est peuplĂ© de nie actif tout au long, les cristaux martensitiques captant la lumiĂšre en points brillants et changeants qui animent la frontiĂšre entre l'acier dur et l'acier doux. PrĂšs du machi, le hamon s'ouvre depuis un yakidashi composĂ© avant de dĂ©velopper son plein caractĂšre notare-gunome â signe d'une trempe dĂ©libĂ©rĂ©e et contrĂŽlĂ©e plutĂŽt que d'une production hĂątive. Le ji est sombre et bien forgĂ©, offrant le fond contrastĂ© idĂ©al contre lequel le hamon lumineux s'affirme. Le boshi complĂšte la trempe avec un retour ko-maru soignĂ© dans le chu-kissaki, l'activitĂ© se poursuivant nettement jusqu'Ă l'extrĂ©mitĂ© de la lame.
L'enregistrement de la prĂ©fecture d'Osaka n° 96353, dĂ©livrĂ© en ShĆwa 58 (1983), confirme le statut lĂ©gal complet de cette lame pour la possession et l'usage au Japon et Ă l'international.
Détails du koshirae
Le koshirae d'Ă©poque de cette Ă©pĂ©e est un ensemble d'un caractĂšre considĂ©rable, unifiĂ© par une esthĂ©tique naturaliste qui tĂ©moigne Ă©loquemment de la sensibilitĂ© de la pĂ©riode Edo â une apprĂ©ciation de la beautĂ© du monde naturel rendue par les arts du mĂ©tallurgiste et du laqueur. La dĂ©claration iconographique dĂ©terminante de l'ensemble est son extraordinaire menuki libellule (tombo), et chaque autre Ă©lĂ©ment du koshirae soutient et encadre ce choix remarquable.
Le tsuba est une grande piĂšce en fer abondamment travaillĂ©e en forme kaku-mokko arrondie, toute sa surface consacrĂ©e Ă une atmosphĂ©rique sansui-zu (paysage de montagne et d'eau) richement Ă©vocatrice. Des pins, des silhouettes de montagnes lointaines et ce qui semble ĂȘtre une petite embarcation parmi les roseaux sont rendus en kebori (gravure au trait) et en lĂ©ger relief contre le fond en fer profondĂ©ment patinĂ©, avec des accents Ă©pars d'or et de cuivre en zogan (incrustation) ponctuant la composition. Ce n'est pas le geste dĂ©coratif abrĂ©gĂ© d'un tsuba ordinaire mais une composition paysagĂšre rĂ©flĂ©chie â une peinture Ă l'encre miniature transposĂ©e en fer par un artisan qui comprenait Ă la fois la tradition artistique qu'il invoquait et les exigences techniques du travail du mĂ©tal. Le seul kozuka hitsu interrompt naturellement la composition, et la surface de fer globale a vieilli en un magnifique noir profond qui met en valeur les fins dĂ©tails du paysage.
Les menuki sont au cĆur de l'identitĂ© de ce koshirae. Rendus en shakudĆ avec de gĂ©nĂ©reuses dorures, les figures appariĂ©es de tombo (libellule) sont reprĂ©sentĂ©es avec une fidĂ©litĂ© naturaliste exceptionnelle â ailes entiĂšrement dĂ©ployĂ©es et tracĂ©es avec une prĂ©cision Ă©voquant les nervures, corps modelĂ©s en ronde-bosse avec une attention soigneuse Ă la forme distinctive de l'insecte. Dans la culture des guerriers japonais, la libellule portait une profonde rĂ©sonance symbolique : appelĂ©e kachimushi â « insecte de la victoire » â elle Ă©tait prisĂ©e des samouraĂŻs prĂ©cisĂ©ment parce qu'elle ne se dĂ©place que vers l'avant, sans jamais reculer. Porter des menuki libellule, c'Ă©tait porter une invocation Ă l'Ă©lan vers l'avant, Ă l'avance implacable et Ă la victoire ultime. La proĂ©minence et la qualitĂ© de ces menuki transforment un koshirae dĂ©jĂ distinguĂ© en un koshirae d'un vĂ©ritable poids iconographique et symbolique.
L'ensemble fuchi-kashira est travaillĂ© en laiton chaud avec un audacieux karakusa (arabesque) gravĂ© dans la surface â un travail de ligne confiant et fluide qui apporte une continuitĂ© visuelle Ă©lĂ©gante entre le tsuka et la lame. Le habaki est une bague monobloc en laiton finie avec un nervurage horizontal serrĂ© yasurime, sa surface dorĂ©e chaude offrant une transition lumineuse entre le tsuba en fer et la lame au-dessus. Le tsuka est enveloppĂ© de cuir brun foncĂ© (kawa) dans le motif diamant classique hishi-maki sur du same (peau de raie) blanc, le cuir ayant vieilli en un ton espresso riche qui tĂ©moigne d'un usage d'Ă©poque authentique. Les nodules du same sont visibles Ă travers chaque ouverture en losange, et la poignĂ©e globale se prĂ©sente avec l'autoritĂ© honnĂȘte et usĂ©e d'une Ă©pĂ©e qui a Ă©tĂ© maniĂ©e et portĂ©e Ă travers les siĂšcles.
Contexte historique : Le jidai-tĆ de la pĂ©riode Edo
Le terme jidai-tĆ â « Ă©pĂ©e d'Ă©poque » â dĂ©signe une lame japonaise antique forgĂ©e pendant l'une des pĂ©riodes historiques reconnues de l'art de l'Ă©pĂ©e japonais, le plus souvent l'Ăšre Edo (1603â1868). Durant la longue Pax Tokugawa, lorsque les exigences pratiques de la guerre sur le champ de bataille cĂ©dĂšrent la place aux impĂ©ratifs culturels d'une classe de samouraĂŻs en temps de paix, le rĂŽle de l'Ă©pĂ©e se transforma profondĂ©ment. Une lame comme cet exemple â bien proportionnĂ©e, magnifiquement trempĂ©e et parĂ©e d'un koshirae d'une raffinesse artistique â reprĂ©sente l'idĂ©al Edo mature : une arme d'une vĂ©ritable capacitĂ© qui Ă©tait simultanĂ©ment un vecteur d'expression esthĂ©tique et philosophique.
Le statut non signĂ© (mumei) de cette lame est tout Ă fait normal pour le travail de la pĂ©riode Edo, oĂč de nombreux artisans accomplis produisaient des lames qui Ă©taient ensuite raccourcies (suriage), ou dont les soies Ă©taient simplement laissĂ©es non signĂ©es selon la pratique de l'atelier. Ce qui importe Ă l'Ćil et Ă la main, c'est la qualitĂ© visible dans l'acier lui-mĂȘme â et ici, le vivant hamon notare-gunome avec son nie actif, le ji sombre et bien forgĂ©, et le boshi composĂ© tĂ©moignent tous d'un artisan d'un vĂ©ritable talent travaillant au sein d'une tradition assurĂ©e. AssociĂ©e Ă un koshirae dont les menuki libellule et le tsuba paysage l'Ă©lĂšvent bien au-dessus de l'ordinaire, cette Ă©pĂ©e offre au collectionneur et au pratiquant une expĂ©rience complĂšte de la pĂ©riode Edo : lame authentique, montures authentiques et une piĂšce authentique de l'histoire japonaise.
Informations sur le produit
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Livraison et retours
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Description
- Signature (Mei): Mumei (non signĂ©) â les deux cĂŽtĂ©s
- PĂ©riode : PĂ©riode Edo â jidai-tĆ (Ă©pĂ©e d'Ă©poque) dans koshirae d'Ă©poque
- Monture : Koshirae d'Ă©poque â tsuba en fer sansui-zu avec accents zogan ; menuki libellule (tombo) en shakudĆ et dorure ; fuchi-kashira en laiton karakusa ; habaki en laiton ; tsuka-maki en cuir foncĂ©
- Longueur de lame (Nagasa) : 63,0 cm
- Courbure (Sori) : 1,8 cm
- Mekugi-ana : 2
- Forme : Shinogi-zukuri, chu-kissaki
- Motohaba : 28,8 mm / Sakihaba : 19,3 mm
- Motokasane : 6,2 mm / Sakikasane : 4,8 mm
- Poids de la lame (nue) : 575 g / Poids avec saya : 819 g
- Longueur totale du koshirae : 94,0 cm / Saya : 72,3 cm / Tsuka : 21,0 cm
- Hamon : Notare-gunome avec nie actif le long du habuchi
- Boshi : Ko-maru composé dans le chu-kissaki
- AdaptĂ© pour : Iai / BattĆ / Tameshigiri
Ce beau katana de la pĂ©riode Edo est un jidai-tĆ non signĂ© (mumei) â une lame d'Ă©poque authentique prĂ©sentĂ©e dans son koshirae d'origine â qui associe une lame bien conservĂ©e et vivante Ă un koshirae d'une distinction artistique remarquable. Mesurant 63,0 cm avec un sori plein et confiant de 1,8 cm, la gĂ©omĂ©trie est celle d'un katana Edo pratique et bien Ă©quilibrĂ© : un motohaba relativement large de 28,8 mm s'affinant vers un chu-kissaki net, le profil shinogi-zukuri portĂ© avec autoritĂ© le long d'une lame dont les proportions paraissent naturelles en main. Les deux mekugi-ana dans le nakago bien vieilli tĂ©moignent d'une histoire authentique d'utilisation et de changements de monture au fil des siĂšcles, et Ă 575 g Ă nu, la lame se situe dans la plage de maniement qui rendait les katana de l'Ăšre Edo Ă©galement adaptĂ©s Ă la pratique de l'iai, du battĆ et du tameshigiri.
Le hamon est la caractĂ©ristique la plus saisissante de la lame et la source de son attrait visuel immĂ©diat. Un vigoureux notare-gunome parcourt toute la longueur du tranchant avec une Ă©nergie rythmique â de larges crĂȘtes arrondies montant et descendant en une sĂ©quence ondulante qui emplit le yakiba de vie et de lumiĂšre. Le habuchi est peuplĂ© de nie actif tout au long, les cristaux martensitiques captant la lumiĂšre en points brillants et changeants qui animent la frontiĂšre entre l'acier dur et l'acier doux. PrĂšs du machi, le hamon s'ouvre depuis un yakidashi composĂ© avant de dĂ©velopper son plein caractĂšre notare-gunome â signe d'une trempe dĂ©libĂ©rĂ©e et contrĂŽlĂ©e plutĂŽt que d'une production hĂątive. Le ji est sombre et bien forgĂ©, offrant le fond contrastĂ© idĂ©al contre lequel le hamon lumineux s'affirme. Le boshi complĂšte la trempe avec un retour ko-maru soignĂ© dans le chu-kissaki, l'activitĂ© se poursuivant nettement jusqu'Ă l'extrĂ©mitĂ© de la lame.
L'enregistrement de la prĂ©fecture d'Osaka n° 96353, dĂ©livrĂ© en ShĆwa 58 (1983), confirme le statut lĂ©gal complet de cette lame pour la possession et l'usage au Japon et Ă l'international.
Détails du koshirae
Le koshirae d'Ă©poque de cette Ă©pĂ©e est un ensemble d'un caractĂšre considĂ©rable, unifiĂ© par une esthĂ©tique naturaliste qui tĂ©moigne Ă©loquemment de la sensibilitĂ© de la pĂ©riode Edo â une apprĂ©ciation de la beautĂ© du monde naturel rendue par les arts du mĂ©tallurgiste et du laqueur. La dĂ©claration iconographique dĂ©terminante de l'ensemble est son extraordinaire menuki libellule (tombo), et chaque autre Ă©lĂ©ment du koshirae soutient et encadre ce choix remarquable.
Le tsuba est une grande piĂšce en fer abondamment travaillĂ©e en forme kaku-mokko arrondie, toute sa surface consacrĂ©e Ă une atmosphĂ©rique sansui-zu (paysage de montagne et d'eau) richement Ă©vocatrice. Des pins, des silhouettes de montagnes lointaines et ce qui semble ĂȘtre une petite embarcation parmi les roseaux sont rendus en kebori (gravure au trait) et en lĂ©ger relief contre le fond en fer profondĂ©ment patinĂ©, avec des accents Ă©pars d'or et de cuivre en zogan (incrustation) ponctuant la composition. Ce n'est pas le geste dĂ©coratif abrĂ©gĂ© d'un tsuba ordinaire mais une composition paysagĂšre rĂ©flĂ©chie â une peinture Ă l'encre miniature transposĂ©e en fer par un artisan qui comprenait Ă la fois la tradition artistique qu'il invoquait et les exigences techniques du travail du mĂ©tal. Le seul kozuka hitsu interrompt naturellement la composition, et la surface de fer globale a vieilli en un magnifique noir profond qui met en valeur les fins dĂ©tails du paysage.
Les menuki sont au cĆur de l'identitĂ© de ce koshirae. Rendus en shakudĆ avec de gĂ©nĂ©reuses dorures, les figures appariĂ©es de tombo (libellule) sont reprĂ©sentĂ©es avec une fidĂ©litĂ© naturaliste exceptionnelle â ailes entiĂšrement dĂ©ployĂ©es et tracĂ©es avec une prĂ©cision Ă©voquant les nervures, corps modelĂ©s en ronde-bosse avec une attention soigneuse Ă la forme distinctive de l'insecte. Dans la culture des guerriers japonais, la libellule portait une profonde rĂ©sonance symbolique : appelĂ©e kachimushi â « insecte de la victoire » â elle Ă©tait prisĂ©e des samouraĂŻs prĂ©cisĂ©ment parce qu'elle ne se dĂ©place que vers l'avant, sans jamais reculer. Porter des menuki libellule, c'Ă©tait porter une invocation Ă l'Ă©lan vers l'avant, Ă l'avance implacable et Ă la victoire ultime. La proĂ©minence et la qualitĂ© de ces menuki transforment un koshirae dĂ©jĂ distinguĂ© en un koshirae d'un vĂ©ritable poids iconographique et symbolique.
L'ensemble fuchi-kashira est travaillĂ© en laiton chaud avec un audacieux karakusa (arabesque) gravĂ© dans la surface â un travail de ligne confiant et fluide qui apporte une continuitĂ© visuelle Ă©lĂ©gante entre le tsuka et la lame. Le habaki est une bague monobloc en laiton finie avec un nervurage horizontal serrĂ© yasurime, sa surface dorĂ©e chaude offrant une transition lumineuse entre le tsuba en fer et la lame au-dessus. Le tsuka est enveloppĂ© de cuir brun foncĂ© (kawa) dans le motif diamant classique hishi-maki sur du same (peau de raie) blanc, le cuir ayant vieilli en un ton espresso riche qui tĂ©moigne d'un usage d'Ă©poque authentique. Les nodules du same sont visibles Ă travers chaque ouverture en losange, et la poignĂ©e globale se prĂ©sente avec l'autoritĂ© honnĂȘte et usĂ©e d'une Ă©pĂ©e qui a Ă©tĂ© maniĂ©e et portĂ©e Ă travers les siĂšcles.
Contexte historique : Le jidai-tĆ de la pĂ©riode Edo
Le terme jidai-tĆ â « Ă©pĂ©e d'Ă©poque » â dĂ©signe une lame japonaise antique forgĂ©e pendant l'une des pĂ©riodes historiques reconnues de l'art de l'Ă©pĂ©e japonais, le plus souvent l'Ăšre Edo (1603â1868). Durant la longue Pax Tokugawa, lorsque les exigences pratiques de la guerre sur le champ de bataille cĂ©dĂšrent la place aux impĂ©ratifs culturels d'une classe de samouraĂŻs en temps de paix, le rĂŽle de l'Ă©pĂ©e se transforma profondĂ©ment. Une lame comme cet exemple â bien proportionnĂ©e, magnifiquement trempĂ©e et parĂ©e d'un koshirae d'une raffinesse artistique â reprĂ©sente l'idĂ©al Edo mature : une arme d'une vĂ©ritable capacitĂ© qui Ă©tait simultanĂ©ment un vecteur d'expression esthĂ©tique et philosophique.
Le statut non signĂ© (mumei) de cette lame est tout Ă fait normal pour le travail de la pĂ©riode Edo, oĂč de nombreux artisans accomplis produisaient des lames qui Ă©taient ensuite raccourcies (suriage), ou dont les soies Ă©taient simplement laissĂ©es non signĂ©es selon la pratique de l'atelier. Ce qui importe Ă l'Ćil et Ă la main, c'est la qualitĂ© visible dans l'acier lui-mĂȘme â et ici, le vivant hamon notare-gunome avec son nie actif, le ji sombre et bien forgĂ©, et le boshi composĂ© tĂ©moignent tous d'un artisan d'un vĂ©ritable talent travaillant au sein d'une tradition assurĂ©e. AssociĂ©e Ă un koshirae dont les menuki libellule et le tsuba paysage l'Ă©lĂšvent bien au-dessus de l'ordinaire, cette Ă©pĂ©e offre au collectionneur et au pratiquant une expĂ©rience complĂšte de la pĂ©riode Edo : lame authentique, montures authentiques et une piĂšce authentique de l'histoire japonaise.






















